conférence de presse

2005 MUCC in EURO - Conférence de presse, 9 août 2005

J'ai essayé de retranscrire la conférence de presse du mieux que je pouvais, avec ma mémoire et les quelques notes que j'ai pris.
Il se peut que j'aie déformé quelques questions, mais les réponses sont dans cet esprit là. N'hésitez pas à m'apporter des corrections si je me suis trompé.

1) Pourquoi est ce en France que sort cette édition d'Homura Uta?
Miya: C'est pas nous qui avons choisi, c'est la France qui nous a demandé.

2) Quel effet cela vous fait que des français s'intéresse aux albums et qu'ils sortent dans d'autres pays?
Tatsurou: on est très content.
Miya: Oui, ça nous fait plaisir.

3) Quelles sont vos motivations pour faire progresser le groupe, à travers des concerts, dans d'autres pays?
Miya: Nous allons quand même centrer notre carrière sur le Japon, mais revenir en France.

4) De qui vient la demande du concert?
Tatsurou: Encore de la France. Mais c'est pour nous une bonne occasion, et nous avons envie de faire bonne impression.

5) Quel est votre implication dans l'édition française d'Homura Uta?
Miya: Nous tenions à ce que le design d'origine soit respecté, et que les traductions soient fidèles. Nous avons également regardé le DVD, et il est à la hauteur de ceux qui sortent au Japon.

6) Pourquoi la présence d'harmonica ou d'acoustique dans quelques unes de vos chansons?
Tatsurou: j'aime la musique traditionnelle japonaise, la musique folklorique, c'était donc tout naturel.
Miya: je ne désire pas un son trop électrique.

7) Pour un groupe dont les paroles sont toujours en japonais, quel effet cela vous fait que des fans occidentaux connaissent vos chansons par coeur, et même les paroles?
Tatsurou: J'espère que personne ne se trompe dans les paroles. (rires)

8) Ame no orchestra est très symphonique. Votre prochain album sera t il entièrement comme cela?
Miya: Non, l'album sera plus large et ne se cantonnera pas à un seul genre. Il posera de nouvelles choses.

9) Est ce que vos paroles sont un message personnel au groupe ou alors destiné à tout le monde?
Tatsurou: C'est introspectif, c'est par rapport à ce que l'on ressent que l'on écrit les paroles et les morceaux, mais si ça peut trouver un écho aux gens qui nous écoute, si ça peut leur apparaître comme un message, alors c'est pas plus mal et ça nous fait plaisir.

10) Comment s'est passé le Wacken? Qu'avez-vous pensé de jouer sur une scène internationale? Avez-vous été influencé par d'autres groupes?
Tatsurou: C'était vachement bien! (lève le pouce). Ce n'était pas la 1ere fois que l'on jouait avec des groupes étrangers, donc ça nous a pas particulièrement mis la pression, et ça s'est naturellement bien passé.

11) Etiez-vous invité par le Wacken?
Miya: oui, nous avons été invité, car certains de nos albums sont déjà sortis en Allemagne.

12) A propos de vos influences occidentales...
(Tout le monde se tourne vers Satochi. Il prend la pose avec son fameux air idiot, lève les deux pouces, et dit "Helloween!", suivi de rires.
L'interprète nous explique que c'était surtout lui qui écoutait des groupes occidentaux, avec aussi entre autres Metallica et Megadeth, car il a eu une période où il écoutait beaucoup de metal occidental.)

13) Quelle bière est la meilleure? Japonaise ou allemande?
Satochi: Japonaise, car elle est plus fraîche. (rires)
Miya: J'ai découvert la Desperado en Europe, et j'aime beaucoup, alors que je ne bois pas de bière au Japon. J'arrive donc à boire de la bière. Maintenant j'aime la Despé.

14) Quel sera la setlist en France? Identique à celle en Allemagne ou un concert bien différent?
Miya: Elle sera presque identique, mais avec un peu plus d'Homura Uta, parce que l'album sort en France.

15) Par rapport aux autres groupes de visual kei, vos concerts sonnent comme sur albums. Ca fait très machinale. (Note du gritche: pas tout à fait d'accord...) Est ce volontaire?
(L'interprète nous explique que le groupe est revendiqué shock rock, et non visual kei)
Miya: Les morceaux d'Homura Uta sont bien rôdés maintenant. Généralement on reste sur les rails, mais tout dépend de l'ambiance, on peut se lancer dans des délires ou jouer plus vite.

16) Avec le Shock Rock, comptez vous créer un nouveau mouvement qui regrouperait des groupes du même style ou jouant sur la même scène tel que la vie en rose, ou le groupe de Miya GeKiGaKutai?
(Miya, surpris en entendant GeKiGaKutai, se met à rire. Puis calmement, il répond que ce n'est pas vraiment un genre. Un mélange de punk, metal et gothic en gros.
L'interprète nous explique que c'est surtout une appellation marketing, et qu'ils ont déjà participé à des events avec ce genre de groupes sans toutefois clamer haut et fort "on fait du shock rock!".)

17) Le shock rock à la base, c'est Alice Cooper, Kiss, héritage repris par Marilyn Manson. Est-ce pour revendiquer cet héritage, se dégager de l'étiquette visual kei, assez péjorative? Est-ce une coïncidence?
Tatsurou: On a commencé visual kei, c'est donc pour cela que l'on ne peut pas crier que l'on fait du shock rock et pas du visual kei. Mais c'est un débat inexistant car on ne s'en occupe pas. On a notre musique.
Miya: En fait, c'est un héritage présent depuis longtemps au Japon, mais on ne cherche pas à faire comme tous les groupes occidentaux connus sous cette appellation. On ne cherche pas à faire comme Marilyn Manson ou comme un autre groupe de shock rock.

18) Comptez-vous venir en Belgique une prochaine fois?
Tatsurou: Les belges seraient contents?
Miya: La prochaine fois, nous ferons une plus grande tournée en Europe dans plus de pays.
Yukke: Et qu'on nous emmène dans de bons restaurants (rires).

19) D'un point de vue de musiciens japonais en contact avec les maisons de disques, ressentez-vous la demande en Europe de votre musique?
Tatsurou: On en avait juste déjà entendu parler, par les proches, il y a un petit buzz au Japon sur le succès de la culture japonaise en France.

20) Qu'est ce qui vous a marqué en France, si vous avez déjà eu le temps de visiter?
(L'interprète nous explique qu'ils sont arrivés la veille du concert au soir. Cependant ils ont déjà vu des choses.)
Miya: L'Arc de Triomphe, surtout lorsque je suis tombé dessus en sortant du métro.
Tatsurou: J'ai vu Full Metal Alchemist à la télé. Ca m'a surpris et amusé. (rires)
Yukke: En passant devant un sex-shop, un gros monsieur baraqué m'a attrapé par le bras pour me faire entrer de force. (rires)
(On lui demande si ça lui aurait plu)
Yukke: Non, je ne voulais pas! (rires)
Satochi: Nous sommes allés dans un restaurant japonais tenu par des chinois, on a pu manger des sushis, des sashimis et des tempuras! C'était bon! (lève les 2 pouces)
Miya: Aussi, avec un petit groupe, sur l'escalier du Sacré-Coeur, on a vu un guitariste jouer sur les marches, c'était sympa, Paris la nuit avec le son de guitare et les gens qui chantaient.
Tatsurou: Hier, j'ai écrit les paroles d'une chanson qui sera dans le prochain album.

21) Avez-vous un mot à dire aux fans français?
Tatsurou: (en français) La France, mettez le feu! Mettez le feu! La France, mettez le feu!
Miya: le français est trop difficile.
Yukke dit à la caméra quelque chose d'incompréhensible et tout le monde rit. On dirait bien qu'il dit "Zidane"! (Note du gritche: Si quelqu'un veut bien confirmer)
Satochi: (en français) Merci! Excuse moi! (rire)

(Puis le groupe se lève, Satochi s'avance vers nous en disant en français "Merci! Merci merci!" et en riant, nous serre la main, et le reste du groupe fait de même avant de rejoindre les loges pour les derniers préparatifs.
Puis Sae de Soundlicious a répondu à toutes nos questions concernant ce label, merci à elle.)

Retranscrit par le gritche.
Interprète : Sae (Soundlicious).
Merci à MUCC, Soundlicious, le staff japonais, No Sphere, Visual-Style (So-Fu et Kyle), et aux journalistes de Daydream.


©le gritche, 2004-2007. contact : gritche9999[a]hotmail.com